J’ai un caractère posé, je n’ai pas l’âme d’une midinette et n’ai guère le tempérament de groupie mais il ne faut jamais dire jamais !
Je suis aussi excitée qu’un malheureux fan de Mickael Jackson quant il attendait son grand retour (c’est de mauvais gout mais je ne peux pas m’en empêcher….). Ce que j’attends comme une groupie déchainée et prête à dormir dans un sac de couchage humide devant son cinéma jusqu’au moment fatidique c’est ca :

La sortie du film « Alice au pays des merveilles » de Tim BURTON.
A chacun de ses films je me plonge dans son univers fantasmagorique, esthétique et mystérieux.
Mais la Tim BURTON adaptant un de mes meilleurs souvenirs d’histoire d’enfance je ne peux pas résister !
Pas de date de sortie officielle pour le moment mais des que je la connais je prépare mon calendrier de l’avant !
Voici l'ouvrage réalisé pour Miss juin, participante et organisatrice de la ronde des anniversaires. La maisonette et la typographie sont tirés du livre Country au point de croix d'Helen Wind.

Pour beaucoup devenir une propriétaire est un objectif. Après la chambre d’étudiant, le premier studio, le deux pièces lorsque l’on rencontre l’amour… vient l’ambition d’acheter ! Devenir propriétaire, un doux rêve !

Quelques colis sont déjà en finition, Grizelda a déjà tout préparé et est dans les starting block avec Anne Tatanne pour un envoi le 15 juillet !
De son coté Lyly a eu la surprise de déjà recevoir un colis de Alexdemoon. Alexdemoon, Lyly s’inquiète de ne pas avoir de réponse à ces emails, sans retour de ta part elle te ferra parvenir son colis début août. N’hésite pas à la contacter !
Je vous le répète de nouveau, n’hésitez pas à communiquer ensemble et à vous mettre d’accord sur la date d’envoi, dans l’organisation il était prévu un envoi début août.
Je publierais les photos de l’échange une fois que tout le monde m’aura fait parvenir les photos.
Mon employeur, négrier international connu de la presse économique pour sa vocation à ne surtout pas mettre en place une politique salariale digne et respectueuse de ses employés, vient de se lancer dans la communication sociale et écologique ! Et oui l’écologie c’est à la mode et le social cela peu redorer une image !
Alors effectivement les petites corbeilles de recyclages c’est chouette, les cartons à bouchon en plastique et les collecteurs à piles c’est tout mignon pour la planète mais encore faut-il être cohérent….
Mail de X pour Y
Objet : convocation à la formation B
Bonjour,
Vous êtes convié à la formation B veuille confirmer votre venue par fax au 0- -- -- -- --
Oui, oui, ici vous recevez un mail de X, vous ne lui répondez pas simplement et directement par mail. Que nenni ! Vous imprimez le mail, et vous le faxer à X ….
Je vous parle des fiches de demande de vacances à remplir sur informatique et à imprimer aussi ou cela suffit ?
Bon c’est très triste pour notre belle planète (plus pour longtemps..) mais sans impact sur le salarié donc passons et venons en à la communication sociale !
(Come je l’ai déjà expliqué dans des postes précédents cette société négrière nous a racheté en janvier 2009. J’ai gardé comme le veux la loi mon salaire d’origine et ne suis donc pas payé au même grille que les employés dont je vais parler ici. C’est pour cela que je n’emploi pas la première personne du singulier.)
Nous avons vu fleurir partout dans la société des affiches d’appel au don au nom du secours populaire dont le message est le suivant :

Les vacances, c’est du bonheur qui fait grandir. Un enfant sur trois en est privé, ses parents aussi.
Soutenez nous financièrement. Merci
En soit c’est une initiative remarquable mais la ou le bât blesse c’est qu’au sein même de notre société une immense partie de la masse salariale est payée une misère et fait donc partie de ces familles qui ne partiront pas !
La société pour laquelle je travaille a une énorme branche de call-center commercial, on y trouve énormément de femmes seules avec enfant, peu qualifiées, d’étudiant qui bosse pour payer leur études, de premier boulot (j’y suis passée et c’est resté une période de ma vie extrêmement douloureuse) mais aussi des gens très qualifiés qui ne trouve rien d’autre que ce « travail ».
Comment peut-on payer ses salariés une misère, leurs imposer des horaires merdiques (travailles le week-end, en équipe, tard le soir…), leurs proposer un travail bêtifiant, humiliant, dégradant, leurs imposer un management à la carotte (vendre toujours plus, aller toujours plus vite), un encadrement de petit chef imbu de leur misérable condition et souvent sans aucune notion du terme « manager » et en plus se permettre de les humilier encore plus en se faisant passer pour une société investi socialement !
Non ce n’est pas grâce la masse salariale ici que le secours populaire va pouvoir faire partir des familles en vacances, pas qu’ils ne veulent pas ! Juste qu’ils ne peuvent pas !
Le jour où, au sein de cette société, nous pourrons tous être sollicités au titre de la solidarité cela sera une très grande victoire !
Je suis allée au Puy du fou étant enfant et je garde un souvenir magique et mystérieux de cette journée. Maman avait organisé cette journée avec ses 3 filles comme une véritable expédition inter temporelle. En véritable maman poule elle avait tout prévue, la crème solaire et les chapeaux en cas de chaleur, le pique nique pour 12 alors que nous étions 4 petits estomacs, les coupe-vent en cas d’averse et surtout les couvertures pour la cinéscénie du soir. Bien évidement ni les couvertures ni les coupe-vent n’ont servit mais il faut croire que cela rassure maman car c’était comme cela à chaque expédition, on a eu la chance d’échapper aux balises Argos dans les sacs à dos !)
Je me souviens d’une journée incroyable, un départ très tôt le matin encore endormie, la route nous parut longue, un peu comme la route des vacances ! Maman nous avait fait nous coucher tôt la veille, sans rechigner car nous savions la journée du lendemain longue et pleine d’émotions.
Arrivées au parc, maman en véritable cheftaine a fait une étude topographique du plan remit à l’entrée, fait un savant calcul entre les heures de représentation, l’itinéraire le plus simple et la capacité de marche des courtes jambes de ma toute petite sœur et nous voila parti à l’aventure au moyen âge !
Je me souviens avoir été éblouie par les costumes de princes et princesse, avoir eu peur du bateau et des flammes qui en sortait jusqu’au public, avoir été charmé par les cavaliers et les fauconniers. Au fil de la journée nous nous sommes prises pour des princesses, des cavalières, des gladiatrices, des filles de vikings….
Apres toute ses années j’ai très envie de revivre ce moment et de découvrir les nouveaux spectacle , notamment les Grandes Eaux et les Orgues de Feu.
Miss janvier de la ronde des anniversaires m'a particulierement gatée ! Elle a réalisé deux essuie-mains au motif de poulettes, elle a visé juste car j'aime beaucoup les galinacées ! Ces poulettes trônent fierement dans ma cuisine.

Voici un petit ouvrage réalisé pour ma maman à l'occasion de la fête des mères. Ce modèle est tiré du "De fil en aiguille" de mai - juin 2009. J'aime beaucoup le coté rétro de ce modèle,

Lorsqu’un séisme est annoncé dans l’actualité c’est souvent dans des pays lointains, 12 mai 2008 Province du Sichuan, Chine magnitude 7,9, 87149 morts ; 26 décembre 2004, Sumatra, Indonésie magnitude 9, 232 000 morts ; le 26 janvier 2001 Bhuj, Inde magnitude 7,7, 20 085 morts…La liste est encore longue et triste mais peut laisser penser que notre pays est moins concerné ce qui ne pousse pas nos représentant locaux, régionaux et nationaux à prendre cette menace comme une priorité.
Un séisme du même type que celui qui est survenu à Lambesc près de Salon de Provence, le 11 juin 1909, pourrait causer de 400 à 1000 morts et 700 millions d’Euros de coûts économiques directs, les risques sont réels. C'est pour cela qu'informer, anticiper, préparer permetrai de sauver des vies mais également de garantir une réaction plus adéquate de la population (conduite à tenir, savoir se protéger,...) et peut-être éviter des vents de panique.
Le zonage sismique actuellement en vigueur en France a été rendu réglementaire en 1991 mais est fondé sur des travaux de plus de 20 ans. Une révision du zonage devient indispensable et sera rendu obligatoire par les futures normes de construction européennes Eurocode8.
Suivez ce lien, vous découvrirez de nombreuses vidéos pour en savoir plus !
Aléas et risques sismiques en Rhône-Alpes - Chap. 1 - Présentation du phénomène from planseisme on Vimeo.

Les colis doivent être envoyés au plus tard en août. Août étant une période de vacances pensez à vous mettre d’accord entre binôme si jamais vous ne pourriez pas recevoir votre colis car vous êtes partie recharger vos batteries dans des contrées lointaines.
Grizelda et Anne_tatanne ont été très rapide et s’échange leurs colis à la fin du mois ! Elles inaugurent donc le swap, venez nous raconter et nous présenter vos merveilles !
Pensez bien à m’envoyer une photo de votre colis et confirmez moi sa réception afin que je puisse mettre les photos en ligne. Je ne mettrai pas de photos en ligne sans confirmation de réception pour ne pas risquer de gâcher la surprise à la destinataire !
Grizelda m’a fait part d’une impression de manque de communication dans le groupe, si vous êtes plusieurs à l’avoir ressentie j’en suis désolée.
N’hésitez pas à poster des commentaires ou communiquer par email !
Le don du sang, déclaré grand cause nationale 2009 est une priorité de santé publique.
Aujourd’hui, 38 millions de résidents français âgés de 18 à 65 ans sont aptes à donner leur sang. Pourtant, seulement 1,7 million sont effectivement passés à l’acte en 2007. Pourtant ce geste est gratuit, simple et peu réellement sauver des vies !
24 villes en France et dans les DOM se mobilisent et vous invitent au festival Globule. Avis aux donneurs, aux « j’sais pas trop », aux « tien ! y a d’la lumière j’vais voir » aux angoissés de la piqure, aux « j’vais tourner de l’œil », on respire par le ventre et on y fonce !
Sur place un espace dédié à la prévention et à la collecte vous accueillera. Le Glob’ Test vous permettra de tester votre taux d’hémoglobine et ainsi de mieux connaître votre situation face à l’anémie. Pour mieux comprendre (et vous déstresser le cas échéant…) vous pouvez-passer par l’espace Glob’ Expo, un parcours pédagogique qui vous apprendra tout sur l’univers du sang et du don.
Et pour ce remettre de toutes ces émotions : des spectacles humoristiques, poétiques, des déambulations de personnages surprenants, un esprit festif
Le nombre de donneurs croit moins vite que les besoins des malades, qui sont chaque année plus nombreux à bénéficier de produits sanguins. A l’heure actuelle il n’existe pas de produits capables de se substituer au sang humain. C’est pourquoi le don de sang est indispensable pour les patients qui nécessitent d’être traités par transfusion ou grâce aux médicaments dérivés du sang.
En pratique cela se passe comme cela :
L’inscription, qui vous permet de vous enregistrer et de remplir un questionnaire pré-don.
L’entretien confidentiel avec un médecin qui détermine ensuite si vous êtes aptes au
don.
Le contrôle du taux d’hémoglobine pour éviter de vous prélever du sang si vous êtes
anémié.
Le prélèvement, effectué par un(e) infirmier(e) spécialement formé(e).
Le temps de repos et la collation.
Sachez que Les donneurs peuvent effectuer un don de sang total de 18 à 70 ans révolus, ce qui pourrait engendrer entre 40 000 et 80 000 dons supplémentaires par an, le début d’un espoir non ?
Alors le 14 juin soyez héroïque et courageux !
Je vous l’accorde, le titre est pour le moins mélodramatique mais ce fut ma première pensée à l’annonce du verdict ! Comme il est possible de le constater ici, par-là et la, je travailles dans une boite sans intérêt au sein de laquelle je fait un taf pour lequel je n’ai pas de formation (suite à un reclassement interne), enfin pour lequel ont ne m’a pas fournit de formation (un journée 8 mois après la prise de poste ça compte ?) j’ai donc dû me débrouiller seule, potasser le code du travail, me mettre à la paie, à la loi Tepa, me plonger dans les obscurs règles de paiement de la maladie, lire des conventions d’entreprises soporifiques… et j’ai eu droit au courant « tu sais t’adapter, on compte sur toi ». Cette phrase est une chouette méthode de communicant démago, le « tu sais t’adapter » valorise le salarié et le « on compte sur toi » lui met la pression, « si on compte sur moi je ne dois pas décevoir » et voila le tour est joué ! Me voici donc en juin 2008 petit âne avec mon « on compte sur toi » en guise de carotte ! Bref cela a marché, l’équipe tourne, le boulot se fait dans les règles à tel point que je suis maintenant placardisée dans se poste car « j’ai le profil » mais cela est une autre histoire que nous verrons au prochain épisode (rigolade en perspective !)
J’ai donc décidé il y a quelque mois de faire une demande de congés individuel de formation afin de repasser un BTS et d’obtenir un diplôme dans ma branche autodidacte pour avoir plus de légitimité et bien sur partie voir si l’herbe et plus verte ailleurs (enfin vu qu’ici c’est de la terre battue même une petite herbe jaunie par le soleil ailleurs me conviendrait !).
Se lancer dans un congé individuel de formation est un long processus, il faut trouver un centre de formation, obtenir l’accord d’absence de son entreprise puis obtenir le financement du Fongecif, l’organisme payeur.
Lors d’un congé individuel de formation on reste salarié de son entreprise. L’entreprise paie le salarié puis se fait rembourser son salaire par le Fongecif.
J’ai trouvé le centre de formation, j’ai obtenu l’accord d’absence de mon entreprise mais lorsque j’ai eu mon premier entretien au Fongecif pour la remise du dossier à constituer j’ai commencé à douter.
J’ai été reçu par une conseillère a qui j’ai présenté mon projet, elle l’a trouvé sensé, en adéquation avec le marché de l’emploi et avec ma profession actuelle. En effet je souhaite passer le BTS de compatibilité et gestion des organisations, c’est une filière peu touchée par le chômage et les scandales financiers et bancaires récents vont surement provoquer le renforcement de recrutement dans le contrôle de gestion et l’audit comptable entre autre.
Mais, car il y a un mais, je suis jeune, je suis en CDI, j’ai déjà un BTS et je n’ai jamais eu de période de chômage et je fais ma demande dans une conjoncture difficile.
Alors pour la jeunesse ok, ca fait toujours plaisir.
Pour le CDI ok même s’il je suis dans une boite merdique j’ai la chance d’être « au chaud »
Pour le BTS, il n’existe plus et est dans un domaine très peu porteur d’emploi mais pourquoi pas.
Mais quand j’ai entendu « vous n’avez aucune période de chômage depuis votre entrée dans la vie active » j’ai fait des bonds ! Bien sur que je n’ai pas de période de chômage étant donné que j’ai du faire des boulots alimentaires dans des emplois minables et dégradants tel que les calls center pour payer mon loyer. Donc avoir fait le choix d’être exploitée, payée une misère, utilisée comme une machine serait un moins !
Que l’on me dise que la priorité de financement est donné au personne ayant perdu leur emploi je comprends parfaitement, que la conjoncture « bloque » les dossiers des gens dans des situations surs je l’entends également mais le coup du « pas de période de chômage » je ne peux pas l’avaler !
Bref le couperet est tombé vendredi dernier : financement refusé pour motif budgétaire.
Je peux représenter un dossier dans un an avec le même processus,re-accord du centre de formation, re-accord de la société, re-demande de financement,….
Que faire ? Attendre ? Sans certitudes de financement ? Chercher un autre boulot me parait peu stratégique car je travaille dans un domaine loin de ma formation initiale et je pense qu’un diplôme serait indispensable.
Faire une VAE ?
Investir une partie de mes économies dans le financement propre d’une formation par correspondance ?
Les choix sont durs, la conjoncture est fragile, mais il faut aller de l’avant !
C'est au tour de Julie, miss mai d'être gatée. L'angelot est tiré du livre Rouge d'Agnès Delage-Calvet, Anne Sohier-Fournel, Muriel Brunet et Françoise Ritz. Les poussins, poules et oeufs sur la serviette de toilette et le gant sont tirés du livre Country au point de croix d'Helen Wind.



Face a des expériences ratées dans le passé et, malgrès sa patience, à la non reception du questionnaire de sa binôme une participante a décidé de jetter l'éponge. Je respecte ce choix, et suis déçue.
Un swap est un échange, il faut avoir envie de découvrir l'autre, de prendre du temps, de se creuser les méninges afin de réaliser pour sa swappée quelque chose qui correspondra à ces gouts (meme si ceux-ci ne nous plaisent pas), de s'investir !
Nous avons chacunes des vies privées, des boulots, des enfants, des examens, des problèmes à gerer, des obligations, mais je crois que si l'on s'inscrit c'est que l'on a estimé que l'on avait l'envie et le temps de participer.
Blog-o-swaps, un blog de referencement des swaps à publié une mise au point à ce sujet que je vous invite vivement à aller lire !
Bien évidement je reste persuadée que la majorité d'entre vous êtes dans une optique positive, et quand je navigue sur vos blogs et découvre vos créations j'ai hâte de voir le resultat des échanges. Mais je trouve intolérable que le je m'en foutisme d'une minorité dégoute une majorité !
Edit du 29/05/09 : Bonne nouvelle ! Catherine, ayant trouvé dommage qu'une participante soit privée de participation m'a proposé d'être son bînome. Merci Catherine ! Bon courage pour tes deux colis mais connaissant la qualitée de tes échanges je sais d'avance que tu vas ravir tes deux swappées ! (et oui ! Catherine était ma swappée lors d'un échange sur le thé, nous sommes devenues amies, nous avons la chance d'habiter tout près l'une de l'autre).
Bienvenue au nouveau bînome : Catherine - Lyly
Edit 2 du 29/05/09 : Tout rentre dans l'ordre, il s'agissait d'un problème de mail envoyé non reçu où mal expédié, en tout cas Lyly retrouve sa swappée d'origine et Catherine reste notre reine de la disponibilité ! Cela nous prouve toutefois l'importance de communiquer et le fait de communiquer "virtuellement" peut exarceber le ressenti d'une situation et la frustration qui en découle.
Ce court texte écrit en 1913 est extrait de Souvenirs et voyages. Il relate l’expérience de juré de cours d’assises de l’auteur mais également sa connaissance de ce domaine en tant que spectateur au sens noble du terme, sans voyeurisme.
"De tout temps les tribunaux ont exercé sur moi une fascination irrésistible. En voyage, quatre choses surtout m’attirent dans une ville : le jardin public, le marché, le cimetière et le palais de justice. Mais à présent je sais par expérience que c’est une tout autre chose d’écouter rendre la justice, ou d’aider à la rendre soi-même. Quand on est parmi le public on peut y croire encore. Assis sur le banc des jurés, on se redit la parole du Christ : Ne jugez point.
Et certes je ne me persuade point qu’une société puisse se passer de tribunaux et de juges ; mais à quel point la justice humaine est chose douteuse et précaire, c’est ce que, durant douze jours, j’ai pu sentir jusqu’à l’angoisse. C’est ce qu’il apparaîtra peut-être encore un peu dans ces notes."
Dans l’actualité, pas une semaine sans que la justice (et sa réforme) ne soit abordée, ses manquements, ses abus, ses failles, ses incompétences…
Ce livre écrit en 1913 m’a semblé très actuel, j’ai d’ailleurs eu part moment l’impression de revoir, au fil de ma lecture, « 10eme chambre d’instance » de Raymond Depardon, à la différence que les délits jugés par la la cour d’assise sont sans commune mesure avec ceux jugés par la 10eme chambre et que plusieurs décennies séparent ces deux oeuvres. Les mêmes problématiques, une justice qui parle un vocabulaire que beaucoup de prévenus ne comprennent pas, une justice de l’esbroufe en fonction du talant de votre avocat, une justice où on voit apparaitre des peines « du doute » bien trop pour un innocent, trop peu pour un coupable, des jurés qui subissent la pression médiatique, une justice engorgée…
"Les cultivateurs, de beaucoup le plus nombreux sont décidés à ce montrer très sévères ; les exploits des bandits tragiques, Bonnot, etc., viennent d’occuper l’opinion : « Surtout pas d’indulgence », c’est le mot d’ordres, soufflé par les journaux ; ces messieurs les jurés représentent la Société et sont bien décidés à la défendre."
"Le malheureux fait de grands efforts pour suivre le réquisitoire de l’avocat général, dont on voit qu’il ne comprend de-ci de-là que quelques phrases."
A la fin de la lecture on comprend mieux la difficulté d'être juré, le poids de devoir porter sur ses épaules une part de responsabilité d'une condamnation ou d'un acquittement dans une justice qui ne semble pas d'une fiabilité sans faille.
Ce texte est disponible en folio (2 euros).


Dites-nous ce que vous pensez de MaBulle et ce que vous aimeriez y voir, notamment sur ce blog