Mes petites idées

j'AIME PAS...

« La femme française moderne est nécessairement une mère, une femme qui travaille et une compagne, De préférence, elle est mince. Il faut reconnaitre que cela fait beaucoup. D'autant que les femmes se collent 80% des tâches ménagères. A la sortie des écoles, on voit surtout des femmes, de même qu'aux réunions de parents d'élèves, et chez le pédiatre (,,,). la maternité signifie pour beaucoup rentrer plus tôt le soir pour s'occuper des enfants, rater les réunions stratégiques qui ont lieu après 19h, refuser des emplois plus intéressants mais chronophages. Si les femmes n'ont tenu, jusqu'à une date récente, que si peu de place dans l'histoire culturelle de l'humanité, c'est tout simplement parce qu'on leur a refilé le sale boulot. ». Extrait de No Kid de Corinne Maier.

On pourrait prendre cet extrait pour du fiel de vielle fille mais il m'a interpelé. J'ai une drôle d'impression, l'impression qu'a l'heure actuelle avoir un enfant est un but ultime, fondé une merveilleuse petite famille, être une wonderwoman épanouie, fière de sa progéniture et de son bonheur apparent.

Cette année le bébéland tricolore a décroché le jackpot, 2 enfants par femme, record européen. Sur les couvertures de magazine les gros ventres s'exhibent : la grossesse se fait glamour. Fini la maternité subie, vive la procréation choisie, désirée, fruit de l'amour. Les parents vouent un cultes à cet enfant devenu le centre d'interêt.

Pourquoi pas ? Mais...

Le mais c'est le regard que l'on porte sur les femmes qui ne veulent pas d'enfant, celle, comme moi pour qui un enfant représenterai un poids. Qui voit cela comme une privation de leurs libertés, un gouffre financier, une plaie. Je respecte les mamans, même si effectivement je fréquente de moins en moins mes amies devenues mère car j'ai l'impression de ne plus être sur la même longueur d'onde, et très honnêtement leurs premiers mots ne m'extasie pas, les premiers pas ne m'émeuvent pas et je ne voie jamais rien dans leurs dessins. Ne me prenez pas pour une hérétique mais reconnaissez que s'il n'est pas besoin d'être père pour être un homme, la transposition féminine dérange. On se doit d'éprouver un instinct maternel, les dissidentes sont louche : névrosée, carriériste, égoïste ou lesbienne.

J'entend régulièrement « C'est parce que tu n'as pas rencontré le bon père » c'est très choquant d'entendre cela, à croire qu'un enfant est le faire-valoir de notre amour !!
« c'est égoïste », mais pourquoi, n'es-ce pas plus égoïste d'avoir un enfant-vitrine de son bonheur ?
N'a-ton pas le droit de faire le choix de vivre pour soi, de ne pas avoir envie d'avoir d'enfant tout simplement ? Pourquoi faut-il a chaque fois créer la suspicion, que des gens essaie de percer le mystère de ce « non-désir » ?

J'espère par ce texte n'avoir choqué personne car cela n'est évidement pas mon but.

Vos commentaires

1 Le Lundi 4 Juin 2007 à 21:52 GMT+2, par Wélie

Pas choquée du tout. De mon côté j'y réfléchis depuis longtemps : d'un côté j'adore les enfants et en général je les attire. Mais il y a beaucoup à mettre de l'autre côté : envie de vivre (enfin) pour moi, peur de transmettre mes angoisses, de pas assurer, peur que le couple éclate un jour et laisse des enfants meurtris, pas envie d'être celle qui gère le quotidien (et qui passe pour la rabat-joie auprès des enfants) quand le papa ne connaîtra que les amusements (je sais qu'ils ne sont pas tous comme ça mais à mon avis sur ce coup là je vois comment serait mon homme ;-) ), et puis pas envie d'imposer à des enfants un monde qui semble aller de plus en plus mal, un monde qui me fait mal.
Je crois que si j'en venais quand même à faire des enfants, ce serait sous le poids culturel (question de "norme" mais aussi parce que c'est étrange d'arrêter une branche sur un arbre généalogique) et pour des raisons très égoïstes : besoin de donner de l'amour et certainement aussi de ne pas être seule à la fin de sa vie.
Je n'ai que 25 ans mais je me pose cette question depuis très longtemps déjà et plus ça va, plus je me dis que finalement, si je décide d'avoir des enfants un jour, je crois que j'opterai pour l'adoption ou je deviendrai famille d'accueil, histoire de donner une chance à des enfants qui sont déjà dans ce monde, seuls.

2 Le Lundi 4 Juin 2007 à 23:45 GMT+2, par NatduVénéz

Je suis tout à fait d'accord avec toi et pourtant j'ai un fils et toujours rêvé d'avoir 4 enfants...
Je déteste la pression sociale en général ; si tu ne fais pas comme tout le monde, tu es une extra-terrestre.
Je discutais dernièrement avec une amie qui, elle, a 1 enfant et n'en veut pas 2. C'est fou le nombre de personnes qui la traite d'égoïste !
Ne serait-ce pas plus égoïste de faire 2, 3, voire 4 enfants tout simplement pour faire comme tout le monde et ensuite, réaliser qu'on est incapable de les assumer ?
Je crois au contraire que tu es très lucide et que tu ne dois, en aucun cas, te sentir égoïste ou "bizarre"... fais ce que tu sens ; c'est mieux pour toi...
Juste pour terminer ce comm très long (désolée), je voulais ajouter que, pour ma part, jusqu'à l'âge de 27 ans je ne voulais pas d'enfant, ni entendre parler de ceux des autres... Et puis, d'un coup, et je ne saurais pas expliquer pourquoi, j'ai eu envie (c'était au fond de moi et indescriptible)... Et il est là, il a maintenant 9 ans ! Et mon Brad, je le connaissais déjà depuis longtemps...
Donc, n'écoute pas les autres ; écoute-toi et c'est comme ça que tu seras le plus heureuse...

3 Le Mardi 5 Juin 2007 à 08:40 GMT+2, par delph

Wélie, NatduVénéz merci pour vos commentaires, ils sont très enrichissants. Wélie je te rejoins sur l'idée de l'adoption, afin de pouvoir donner sa chance à un enfant. Ta vision de la mère est également très juste, j'ai longtemps vu ma mère comme responsable des contraintes et mon père que je ne voyais qu'au vacances comme l'amusement, l'argent, les loisirs... je m'en veux un peu aujourd'hui d'avoir été si dure...
Natduvénéz ça me fait plaisir d'avoir l'avis d'une maman qui parle en connaissance de cause.

4 Le Mardi 5 Juin 2007 à 13:07 GMT+2, par mimizen

Si je n'avais écouté que moi je n'aurais pas eu d'enfants. J'en ai trois. Bizarre non ? Le premier, il me semble que je l'ai fait parce qu'on me l'a demandé (mon futur mari), une envie bien à lui. Les deux autres : mon corps les réclamait, dès la naissance du premier, je savais, j'avais besoin d'un autre enfant, idem lors du second. Lors de l'accouchement du troisième, j'ai ressenti un grand vide : je savais qu'il n'y en aurait pas d'autres !

Delph Si tu écris ces mots, c'est que tu n'es pas prête ! peut-être ne le seras-tu jamais.

Je respecte ce choix.
Si je n'avais pas eu le premier, si on ne me l'avait pas demandé, je crois qu'il n'y aurait pas eu d'enfants.

Maintenant, si l'on me demandais de choisir, si je devais en sacrifier un, je ne pourrais choisir, mais leur avenir me fait peur, les éduquer me fatigue, mais je note les petits instants de bonheur que nous vivons parfois. J'hurle plus que je ne ris !
Delph, dis-toi que ceux qui te disent égoïste sont peur-être jaloux de ta liberté de choix, de ta liberté tout court.
Tu as tout le temps pour changer un jour (peut-être) de décision, elle te revient.

5 Le Mardi 5 Juin 2007 à 13:11 GMT+2, par delph

Mimizen, ton commentaire me touche énormément. Merci

6 Le Jeudi 7 Juin 2007 à 20:27 GMT+2, par close

salut. j'ai lu les commentaires précédents, et je serai jamais capable d'écrire quelque chose du même style. j'ai que 14 ans et je suis une gamine, mais mon avis c'est que c'est tout sauf égoïste : c'est ta liberté, c'est tout à fait normal !! après libre à toi de changer d'avis ou pas ! pourquoi les gens ont tant besoin d'avoir un milieu, une moyenne, un seuil de "normalité" ? c'est vrai ? pourquoi la femme idéale a-t-elle toujours le même physique, les mêmes qualités, entre dans tous ses clichés, et en plus d'être une beauté, devrait être une mère de famille, une femme active professionellement et une compagne parfaite ?
quand quelqu'un a un seul enfant et ne souhaite pas en faire d'autre, ou quand quelq'un avorte ou quoi que ce soit, tout le monde se permet de critiquer, d'y aller de sa petite remarque, après, normal que la personne soit détruite !! on est libre, on fait ce qu'on veut, on a envie d'enfants ou pas, et puis voila !!

7 Le Jeudi 7 Juin 2007 à 21:29 GMT+2, par delph

Close, merci pour ton commentaire. Je trouve cela bien que ce type de sujet te fasse réagir malgrès tes 14 ans !! je viens de me prendre un coup de vieux !! Pour le "seuil de normalité" dont tu parle je pense que beaucoup de gens trouvent plus simple de rentrer dans un "moule".

8 Le Samedi 25 Aout 2007 à 15:41 GMT+2, par sharleen

Un bon job, une belle maison, un mari aimant, une silhouette parfaite, et des enfants bien élévés. Je dois avouer que moi ca me fait rêver, c'est en tout cas ma "conception du bonheur", mais c'est parce que c'est la société qui veux ça! Je te comprend, chacun trouve son bonheur où il le veux. Rassure toi ca n'a rien d'egoiste de ne pas vouloir d'enfants.

9 Le Mardi 11 Septembre 2007 à 13:01 GMT+2, par Mabb

J'entends inlassablement depuis quelques temps déjà, certains membres de ma famille qui me pressent de trouver le "bon" parce qu'il serait temps que j'ai un enfant (27 ans). Or pour l'instant la maternité ne me dit rien. Pour eux c'est un chemin tout tracé, obligatoire. Pour eux, il ne me manque plus que le "papa". Mais c'est bien au-delà de ça. Quand je vois un bébé dans la rue, ça me donne envie d'un certain côté. Je les trouve mignons, attendrissants, mais je reviens bien vite aux réalités, à mes réalités. Ils ne restent pas petits indéfiniment, ils causent du souci voire du chagrin, ils peuvent faire des "dégâts" moraux et physiques et le pire seront-ils heureux ? Et je regarde ma vie, mon besoin de liberté, mes envies parfois égoïstes... On ne dépend pas de moi, je n'ai que les contraintes que je ne m'impose...
J'en mesure peut être trop les "inconvénients"...

Je rejoins tout à fait mimizen, je pense que beaucoup jalousent cette liberté qu'ils n'ont plus ou peu - un de mes amis me demande d'ailleurs souvent quand je vais le rejoindre dans cette galère, pour pouvoir la PARTAGER. Ca donne enive ! ...- Alors peut être cette liberté est-elle moindre par rapport au bonheur d'enfanter...mais peut être pas...

10 Le Mardi 11 Septembre 2007 à 13:31 GMT+2, par Delph

Mabb, je trouve ton commentaire très touchant. J'estime avoir la chance de ne pas subir de "pression" de ma famille pour "trouver le bon" comme tu le dis, ils connaissent ma vision des choses et la respecte.
je pense que la liberté (même si elle nous fait passer parfois pour egoiste) est tres importante.

11 Le Mardi 11 Septembre 2007 à 17:19 GMT+2, par La JD

Je suis totalement d'accord avec toi et je suis maman de deux enfants . Mais je revendique le droit à la maternité, aujourd'hui nous avons le choix, alors respectons celles qui ont envie de devenir mere et celles qui n'ont pas cette envie, pour autant, nous sommes toutes des femmes. Mais j'avoue que les mamans qui gagatisent sur les exploits de leur chérubins, cela m'énerve, surtout qu'à en faire le centre du monde, avec le temps, ils deviennent des enfants insuportables.

12 Le Mardi 11 Septembre 2007 à 21:29 GMT+2, par Delph

JD :Merci pour ton commentaire, il faut rappeler que le fait de donner la vie est une chance mais aussi comme tu le dit un droit.

13 Le Mercredi 12 Septembre 2007 à 11:32 GMT+2, par Mummy Active

Je ne juge pas du tout, mais c'est vrai que j'ai du mal à comprendre que l'on se mette des barrières comme cela. La maternité n'est pas une finalité c'est sûr, tu pourras continuer à sortir, t'amuser, vivre ta vie sans contraintes mais tu passes à coté de quelquechose innexplicable (et incompréhensible avant d'être soi même une maman). Je n'ai jamais aimé les enfants des autres, même maintenant je ne comprends pas que l'on s'extasie sur des poteries hyper moches faîtes par sa projeniture, mais le bonheur qu'il m'apporte (inexplicable et indescriptible je te dis) ne me font jamais regretter dans avoir deux.
Ne ferme pas les portes, peut être que toi aussi un jour... :-)

14 Le Mercredi 12 Septembre 2007 à 12:49 GMT+2, par Delph

Tu as raison Mummy Active, ma mère me dit toujours qu'elle avait decreté qu'elle ne voulait pas d'enfant ! Lorsqu'elle à eu 30 ans je suis désirée et arrivée et 2 soeurs on suivit. Le fait de ne pas vouloir d'enfant est mon ressenti depuis quelques annees mais peut-etre evolurai-je.

15 Le Jeudi 13 Septembre 2007 à 14:14 GMT+2, par zephyree

Moi aussi je ne ressens pas le besoin d'un enfant dans ma vie. Je n'ai aucune envie de sacrifier la moitié de mon budget et 90% de mon temps à qq1 qui n'en sera pas forcement reconnaissant. Car il faut se le dire, le gamin, quand on aura 90ans, il sera pas forcement là pour nous "torcher", les infirmières de la maison de retraite si... C'est assez cru, mais c'est vrai et 1000x prouvé.
Quand je vois ma mère, qui m'a répété pendant toute mon adolescence (avant j'étais trop petite) tous les sacrifices, tout l'argent que ma soeur et moi on lui a couté franchement ça m'a un peu bloquée!
Faire des gamins pour être comme tout le monde, pour avoir bonne conscience, je pense que c'est ce que ma mère à fait et ça ne lui a pas réussit.
On ne fait pas des gamins pour être certaine d'avoir de la compagnie quand on sera vieille, mais on entend tellement de remarques dans le style :" tu seras seule quand tu seras vieille si tu n'as pas d'enfants", "qui s'occuperas de toi?" que c'est un peu ça: enfant=garde-malade.
Ca me fait froid dans le dos.
Si ca se trouve, quand j'aurai 35 piges, ça va me tomber dessus et j'en voudrais absolument un, mais en ce moment ça me tente pas.
Les bébés des autres ne m'attirent pas plus que ça, comme toi! Et quand ils me vomissent dessus, ce n'est pas mignon! Ca a beau être du "vomi de bébé", ca reste du vomi!!
Enfin, je conclus ce long post pour te dire qu'on est certainement beaucoup dans ton cas, et presque toutes regardées de travers.

16 Le Vendredi 14 Septembre 2007 à 08:29 GMT+2, par Delph

zephyree, merci pour ce long post. Cela doit être dur d'entendre étant enfant que l'on a été un "poid" ne serai-ce que financier. Ce que tu dit sur le faite de ne pas vieillir seule est vrai, en tant qu'enfant nous devrons peut-être un jour assumer nos parents mais de la à réduire la procréation d'un enfant à un futur garde malade ! J'ai parfois l'impression que les gens prennent assez à la legère le fait d'avoir un enfant. Moi je n'en veux pas aussi parce que si je devais en avoir un c'est pour qu'il est le meilleur de moi même et à l'heure je ne suis pas prête à "assumer" un enfant (je n'en ai pas les moyen non plus !)

17 Le Samedi 15 Septembre 2007 à 23:45 GMT+2, par nesr1691

Bonjour Mesdames (pas vu de commentaires masculins... ni le panneau "Entrée interdite aux mâles" :-)
Fichtre, il y a donc des femmes qui pensent comme certains hommes sur ce sujet si sensible. Attendez, ne coupez pas, aucune polémique derrière cette entrée en matière... Simplement, je découvre ce blog par hasard (s'il existe) et lis Delph qui écrit ce que je pense et dis, plutôt dans le désert, depuis bien longtemps. D'où le fichtre de cette vraie (bonne) surprise. Car mes interlocutrices, si elles comprennent mes arguments, ajoutent souvent : "quand tu en auras, tu comprendras." Certes, mais avec de telles preuves permettez que je doute. Si 100 % des gagnants ont tenté leur chance, je ne suis pas sûr que 100 % de ceux qui ont tenté "la" chance soient gagnants. À commencer par les chères têtes blondes (ou brunes bien sûr).
Mon premier argument est celui que Wélie classe en milieu de son commentaire : le monde qui va, ou plutôt qui ne va pas. Le deuxième, l'égoïsme corrélatif qui consiste à imposer sa volonté à un être qui n'a pas (encore) son mot à dire.
Pour conclure ce qui semble trop long -désolé, premier commentaire de blog, pas l'habitude-, et en contrepoint, une aventure tout récente : vendredi soir, au cours d'un dîner familial, je croise une jeune demoiselle de 8-10 ans. Il y a un piano, je m'y mets (les enfants ne m'attirent pas, les pianos toujours :-) De fil en aiguille, j'en viens à apprendre à ma jeune cousine quelques airs qu'elle pourra reproduire chez elle. Et, en quelques minutes, je suis séduit par ce qu'elle montre : son sérieux, son envie d'apprendre, sa vérité, son naturel, son doux sourire aussi. Mais aussi par ce que je crois voir au-delà : son innocence, son être en devenir. Et de lui répéter qu'elle devrait recommencer à prendre des cours, que c'est maintenant ou jamais, etc. Bref, est né en peu de temps un sentiment de responsabilité mêlé d'espoir, celui d'être utile. Non, je ne crois pas que cette rencontre changera la vie de M. Mais le regard que je porte sur les enfants a changé depuis cette soirée. Comme l'écrit Roda-Gil, "je veux être utile, à vivre et à aimer" (rectification : il a écrit "à vivre et à rêver." Je maintiens aimer)
Merci à Hélène (mon blog de fille) de m'avoir emmené vous voir.
Je sens que je vais passer du temps par ici ;-)
JW
P.S. : je signe des deux mains "J'ai parfois l'impression que les gens prennent assez à la legère le fait d'avoir un enfant." Je dis souvent qu'il faut être soit très courageux soit inconscient pour faire un enfant.

18 Le Dimanche 16 Septembre 2007 à 15:36 GMT+2, par Delph

nesr1691, les commentaires masculins sont les bienvenues tout comme les autres. Contente que mon article soit pour toi une bonne surprise ! c'est vrai que c'est un thème où l'on se retrouve souvent seule face aux autres (et parfois face à des furies pro-enfant qui nous trainerait bien par les cheveux nous faire exorciser !).
Par rapport à la conclusion de ton commentaire je penche plutôt pour l'inconscience...

19 Le Mercredi 3 Octobre 2007 à 13:40 GMT+2, par isabella

Je suis tombée sur cet article un peu par hasard... J'en suis moi uassi, à bientôt 25 ans, à me poser pas mal de questions... J'ai envie d'un enfant, le problème étant... que je les deteste, que je sais que je ne les supproterais pas. J'ai proposé à mon Chéri de les adopter à l'âge de 18 ans ou de les refiler à sa mère jusqu'à ce qu'ils grandissent, mais il a pas voulu ;-)

20 Le Mercredi 17 Octobre 2007 à 17:08 GMT+2, par espoir

Bonjour à toutes et à un, puisqu'un homme a pu être autorisé à porter son jugement. Mes espoirs me poussent à porter le mien et vous l'exposer.
J'ai deux enfants. Je schématiserai en disant que j’aime ma copine qui les a voulu en tant que femme. Sans commentaire car 80% des couples sont dans ce cas.
Je vais donc répondre à plusieurs questions qu'on se pose:
Question: on est bien content de les avoir une fois qu'ils sont là?
Réponse: Trop facile de prendre le problème à l'envers, en tant qu'être humain on sera toujours sensible et bien sûr que vous les aimez puisqu’ils vous aiment dés leur naissance et d'autant plus que vous en êtes responsable et franchement dans ce monde vous avez intérêt à les aimer car ce serait non assistance à personne en danger
Question: moins de liberté mais des compensations
Réponse: pas de liberté quant aux compensations, il est toujours facile d'en trouver lorsqu'on s'ennuie ferme (ce qui bien souvent est le propre de la femme, et je suis profondément désolé de l'écrire. Je Rêve de femmes émancipées qui se poseront enfin les bonnes questions).Personnellement, j’ai dû faire l’impasse sur mes rêves pour devenir aussi con que ceux qui m’entourent. Vous ne pourrez échapper aux conversations débiles maintes fois répétées
Question: les enfants coûtent chers mais ça n'a pas de prix
Réponse: oui ça a un prix qui augmente de plus en plus et les parents n'en sont pas exempts et le système sait vous le rappeler.
Question: une femme doit-elle avoir ou non des enfants ?
Réponse : c’est la nature malheureusement qui décide pour elle et quelque soit le modèle de société, à l’agonie ou pas. C’est d’ailleurs pour cela qu’autour de moi, j’ai observé souvent un désespoir mêlé d’impuissance. A mon humble avis, si la planète doit être sauvée ce sera sans le consentement des femmes.

Affirmation : un village qui se transforme en ville et c’est le début de la guerre
Affirmation : la Famille est le nerf de la guerre
Affirmation : le principe de la famille est en contradiction totale avec l’amour de son prochain

Ma conclusion : on serait tellement plus heureux à vivre moins nombreux, on aurait moins de souci pour le peu d’enfants à naître qui évidemment serait une nécessité absolue et qui auraient à leur tour toutes les chances d’être heureux. Autant dire que le débat fera rage un jour. Espérons qu’il ne sera pas trop tard

21 Le Lundi 17 Mars 2008 à 17:03 GMT+2, par zhengyi

Bonjour,

Merci d'avoir exprimé haut et fort mon ressenti. J'ai 28 ans et je n'ai jamais resenti le besoin d'avoir des enfants; je le vois plutôt, comme tu le dis, comme une privation de mes libertés. J'ai fait le choix de vivre pour moi et pas seulement à travers les enfants.

Il est vrai que les jeunes mères ne parlent que de leurs grossesses, puis les enfants: 1ers mots, 1ers pas. Où est leur vie? Elles n'ont plus de loisirs, fini les sorties, adieu les vacances, et j'en passe...

Bref, j'en ai ma dose du sempiternel "alors quand est-ce que tu nous fais des enfants?". A chaque fois, je vois rouge. Et quand je leur dis qu'à l'heure actuelle, je ne le souhaite pas alors là, j'ai droit à tout un tas d'idées reçues idiotes et bien usées par le temps.

Peut-être un jour, passerai-je aussi par l'étape bébé mais pour l'instant je me sens bien dans ma vie de femme et ne souhaite pas devenir mère.

Encore merci puor cet article.

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