mes petites idees

MARIE ANTOINETTE de Sofia COPPOLA

Je suis assez mitigée après avoir vu ce film,
d'un coté je le trouve très esthétique, et de l'autre j'ai l'impression d'avoir vu une caricature de Marie Antoinette. La réalisatrice nous montre une Marie-Antoinette frivole, dépensière, superficielle ce qu'elle a effectivement été mais pas seulement. Les pressions exercées par sa mère pour qu'elle consomme son mariage afin d'assurer l'alliance de l'Autriche et la France sont survolées, son besoin d'intimité et son dégout pour la lourdeur du protocole de la cour est effleuré, la souffrance de n'avoir pas élevé ses enfants est évoquée en une réplique qui peut paraitre anodine. A la fin du film sa loyauté est montrée lorsque qu'elle refuse de fuir pour rester auprès du roi lorsque le peuple envahi Versailles mais on garde à l'esprit le « dégoulinement » de perruques, chaussures, robes, nourriture, jeux d'argent, bal, opulence, insouscience... et l'on oubli vite le reste. Nous ne voyons qu'une facette de Marie Antoinette, la facette de sa jeunesse. Pour avoir lu plusieurs biographies du personnage, sa personnalité, le mariage arrangé politiquement (usuel à l'époque), sa relation avec Fersen aurait mérité d'être plus dense. D'après plusieurs biographie Fersen était un amour chaste, un confident, un éternel regret de ne pouvoir être ensemble surement, le film le présente comme un amant charnel uniquement.
Certaines anecdotes de la cour sont très bien relaté, le ridicule de la scène où Marie Antoinette attend dans le froid qu'on lui enfile sa chemise car cet honneur revient à la personne du plus haut rang et des irruptions constantes dans la chambre modifie la hiérarchie sociale, le dégout de Marie Antoinette par Mme Du Barry maitresse de louis XV à qui elle daignera adresser quelques mots afin de ne pas entacher ses relations avec le roi.

Les costumes sont magnifiques, certains passages sous forme de clip ainsi que la BO pop rock sont assez déroutant (le menuet au son des guitares électriques c'est une première...)

Je pense qu'il faut voir ce film mais ensuite continuer à approfondir la découverte de cette femme fascinante, ne pas rester uniquement sur cette facette du personnage.

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LITTLE MISS SUNSHINE

Little miss sunshine ( réalisé par Jonathan Dayton et Valerie Faris) est le périple des Hoover en van à travers les états-unis pour rejoindre la Californie où Olive doit participer à un concours de mini miss.

Richard, le père, omnubilé par le culte de la performance et la peur d'être un looser, Olive fillette dont le rêve est de devenir une miss américa, le grand-père accro à la cocaïne, qui prépare avec Olive sa chorégraphie pour le concours, Dwayne, le frère qui ne parle plus et espère intégrer une école d'aviation, Frank l'oncle suicidaire, spécialiste de Proust et Sheryl la mère qui doit tenter de faire cohabiter tout ce petit monde qui s'aime et se déteste à la fois.

La traversé des Etat unis va être l'occasion de se parler, de s'engueuler, de mourir, de perdre ses rèves mais également de se retrouver. Certaines scènes deviendrons cultes ! Notament la scène finale où Olive propose sa chorégraphie pour le moins équivoque que lui a appris son grand père qui va permettre à cette famille divisée de s'unir face au ridicule de la situation et de faire un joli clin d'oeil sur l'obscenité des concours de mini miss où des filettes, grimées comme de véritable petites femmes deviennent provocante en toute innocence sans ce rendre compte de ce qu'elles évoquent.

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L'AFFICHE ROUGE


A l’occasion de la semaine arménienne organisé par le Cercil du 11 au 15 avril 2007 à Orléans, je suis allée voir une conférence – débat ayant pour thème « Les étrangers dans la résistance en France ». Cette soirée était introduite par la projection du film « La traque de l’affiche Rouge » de Jorge Amat et D. Peschanski.

Ce film relate l’impitoyable traque que la police française fit aux résistants membres de la MOI (Main-d’Oeuvre Immigrée), fin 1943 à Paris. Afin de bien comprendre les mécanismes de cette traque, nous suivons Denis Peschanski aux archives de la Préfecture de Police. La projection fut suivie d’un débat en présence de Denis Peschanski, historien, directeur de recherche au CNRS. 

 

LA M.O.I

La MOI (Main-d'Oeuvre Immigrée) fut d'abord une organisation de type syndical, regroupant les travailleurs immigrés de la Confédération Générale du Travail unitaire (CGT) dans les années 1920. Elle s'appela d'abord MOE : Main d'Oeuvre Etrangère et dépendait de l'Internationale Syndicale Rouge (ISR). À cause de la vague de xénophobie des années 1930, le Parti communiste français qui dirige de fait ce secteur syndical, lui préfère le terme de MOI. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Louis Grojnowski dit "Brunot" en prend la direction, et l'organisation donne naissance à un groupe armé, les FTP, FTP-MOI, dont le dirigeant fut Joseph Epstein. Le plus célèbre de ses membres est Missak Manouchian et la FTP-MOI est connue dans le grand public par l'Affiche rouge, affiche de propagande allemande exposant les photos de membres de la FTP-MOI après leur arrestation à la fin de 1943, et stigmatisant la présence d'étrangers et de juifs parmi la Résistance française.

Parmis les membres de la MOI on peut citer entre autre, Missak Manouchian, Joseph Epstein, Annnie Kriegel, Marcel Rayman, henri Karayan.

 

L'AFFICHE ROUGE

L'Affiche rouge est une affiche de propagande allemande placardée à Paris au printemps 1944, pendant l'occupation nazie. Elle fut tirée à 15 000 exemplaires. L’édition de l'affiche fait suite à l'arrestation des 23 membres du groupe Manouchian, affilié aux FTP MOI (Francs Tireurs Partisans de la Main d'Oeuvre Immigrée). Les 22 hommes seront fusillés le 21 février 1944 au Mont Valérien, tandis qu'Olga Bancic sera décapitée à la hache le 10 mai de la même année à Stuttgart, une loi française interdisant alors de fusiller les femmes.

L'affiche sert à la propagande nazie qui stigmatisera l'origine étrangère de la plupart des membres de ce groupe, principalement des Arméniens et des Juifs d'Europe de l'Est. A travers son film, l'historien Denis Peschanski démontre grâce à l’étude des archives russes, françaises (aux Archives nationales et à la préfecture de police récemment ouvertes) et allemandes que la chute du réseau est le fruit du travail de la police française et cela à cause de deux branches créées par les Renseignements généraux ; les Brigades Spéciales 1 et 2.

La BS2, dirigée par Fernand David fit un travail de filatures pendants des mois. Lorsque Marcel Rayman commit l'attentat du 28 septembre 1943 où il abat le docteur Von Ritter il était déjà suivi depuis deux mois, et ce n'est que plus tard à force de recoupements et au fil des arrestations, dont celle de Davidovitch qui avoua sous la torture et fut libéré, que le groupe fut démantelé.

Le slogan de l'affiche est : « Des libérateurs ? La libération par l'armée du crime ! ». En dessous, figurent les noms et les actions menées par 10 résistants, dont le chef du groupe Manouchian :

• GRZYWACZ : Juif polonais, 2 attentats

• ELEK : Juif hongrois, 5 déraillements

• WASJBROT : Juif polonais, 1 attentat, 1 déraillement

• WITCHITZ : Juif polonais, 15 attentats

• FINGERCWAJG : Juif polonais, 3 attentats, 5 déraillements

• BOCZOV : Juif hongrois, chef dérailleur, 20 attentats

• FONTANOT : Communiste italien, 12 attentats

• ALFONSO : Espagnol rouge, 2 attentats

• RAYMAN : Juif polonais, 13 attentats

• MANOUCHIAN : Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés

 

La propagande allemande veut montrer que ces hommes ne sont pas des libérateurs mais des criminels, des terroristes. Les auteurs de l'affiche ont essayé de réaliser une composition apte à marquer les esprits:

- Le choix de la couleur : le rouge, couleur du sang, le sang des meurtres perpétrés par " l'armée du crime ".

- En haut de l'affiche, une question : " Des libérateurs ? ". En bas, la réponse : Non, ce sont des criminels. Et entre les deux, des preuves (caches d'armes, sabotages, morts et blessés).

- Sous le mot de libérateur, telle une légende, les dix visages présentés dans des médaillons cerclés de noir et répartis symétriquement. Sous chacun de ces visages, un nom à consonance étrangère, et juif pour sept d'entre eux. Bien entendu, aucun des Français du groupe n'y figure.

Missak Manouchian y est qualifié de " chef de bande ". Ce n'est pas un résistant, ce n'est pas un libérateur, mais un criminel de droit commun. Les 10 médaillons s'intègrent à une flèche dont Manouchian forme la pointe et qui met le focus sur les "crimes". Lorsque l'affiche rouge est diffusée sous forme de tracts, c'est pour rajouter au verso le commentaire suivant : " Si des Français volent, sabotent et tuent, ce sont toujours des étrangers qui les commandent ; ce sont toujours des chômeurs et des criminels professionnels qui exécutent ; ce sont toujours des Juifs qui les inspirent. "

 

MISSAK MANOUCHIAN

Missak Manouchian a 19 ans lorsqu'il arrive en France en 1925. Il est né le ler septembre 1906 dans une famille de paysans arméniens du petit village d'Adyaman, en Turquie. Il a huit ans lorsque son père est tué par des militaires turcs au cours d'un massacre. Sa mère mourra de maladie, aggravée par la famine qui frappait la population arménienne. Les atrocités du génocide marquent Missak Manouchian pour la vie.

A son arrivé en France, il apprend la menuiserie, mais acceptera toutes les tâches qu'on lui proposera. Parallèlement il fonde 2 revues littéraires, Tchank (Effort) puis Machagouyt (Culture). Missak Manouchian fréquente les "universités ouvrières" créées par les syndicats ouvriers (CGT), et en 1934, il adhère au Parti communiste et intègre le groupe arménien de la MOI (Main d'Œuvre immigré). Après la défaite de 1940, il redevient ouvrier puis responsable de la section arménienne de la MOI clandestine. En 1943, il est versé dans les FTP de la MOI parisienne dont il prend la direction militaire en août, sous le commandement de Joseph Epstein.

Missak dirige donc ce réseau de 22 hommes et une femme. Depuis fin 1942, ces hommes ont mené dans Paris une guérilla incessante contre les Allemands : ils ont réalisé en moyenne une opération armée tous les deux jours : attentats, sabotages, déraillements de trains, pose de bombes. Leur grand coup d'éclat à lieu le 28 septembre 1943 lorsqu'ils abattent Julius Ritter, responsable du S.T.O. en France et général S.S.

Le 16 novembre 1943 Missak Manouchian doit rencontrer Joseph Epstein sur les berges de la Seine à Evry. Il ignore qu'il est suivi depuis son domicile parisien lorsqu'ils sont arrêtés sur la rive gauche par des policiers français en civils. En fait ce sont toutes les unités combattantes de la MOI parisienne qui seront démantelées ce jour là.

Les Allemands donnent une publicité inhabituelle à leur procès (disons simulacre de procès). La presse est invitée: une trentaine de journaux français et étrangers sont représentés. Les services de la propagande allemande envoient une équipe cinématographique. C'est un procès de 3 jours à grand spectacle. Son but est évident, le président de la cour martiale le précise : il faut " faire savoir à l'opinion française à quel point leur patrie est en danger ". De fait, le groupe est essentiellement composé d'étrangers : huit Polonais, cinq Italiens, trois Hongrois, deux Arméniens, un Espagnol, une Roumaine et trois Français seulement. Parmi eux, neuf sont juifs et tous sont communistes ou proches du P.C.

Les Allemands et Vichy ont voulu transformer ce procès en propagande contre la Résistance. Ils veulent montrer que la Résistance n'est que du banditisme et un complot étranger contre la France et les Français. Ils misent sur la xénophobie, l'antisémitisme et l'anticommunisme supposés de l'opinion publique. La radio et les journaux de Vichy reprennent le thème du " judéo- bolchevisme, agent du banditisme ". Il s'agit de déstabiliser la Résistance à un moment où elle est organisée et pose des problèmes de plus en plus importants aux forces de répression.

Missak Manouchian tombera au Mont-Valérien, avec vingt-et-un de ses camarades, sous les balles de l'ennemi, le 19 février 1944.

 

CE FUT DES HEROS

En 1955, à l’occasion de l’inauguration de la rue « Du Groupe Manouchian » (20ème arrondissement de Paris), Aragon écrit un poème « Strophes pour se souvenir », librement inspiré de la dernière lettre que Missak Manouchian adressa à son épouse Mélinée et qui sera mis en musique par Léo Ferré sous le titre l’Affiche rouge en 1959.

 

 

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SCANDALEUSEMENT CELEBRE

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Scandaleusement célèbre de Douglas McGrath. Film américain avec Toby Jones, Sandra Bullock, Daniel Craig, Sigourney Weaver, Jeff Daniels, Peter Bogdanovich.

Truman Capote, mort en 1984, était un écrivain sudiste qui, dès la parution de son premier roman, en 1948 Les Domaines hantés, imposa son visage. Considéré tantôt comme un prodigieux styliste, tantôt comme l'une des langues de vipère les plus acérées de la jet-set, il allait devenir l'une des grandes figures de la scène littéraire et mondaine, et signer, entre autres, le célèbre Petit déjeuner chez Tiffany (1958).

La grande affaire de sa vie est De sang-froid (1966), un livre inspiré par un fait divers. En 1959, apprenant qu'une famille de fermiers du Kansas avait été trouvée assassinée dans leur ferme, Capote commence un reportage sur place pour le New Yorker, afin de raconter la réaction d'une petite ville de province devant un crime odieux. Il va devoir amadouer ces gens peu enclin à se confier à cet excentrique trop éloigné d’eux à tel point qu’ils lui parlent en le prenant pour une dame ne sachant pas vraiment qu’un homme puisse être efféminé et homosexuel tout en étant un homme. Au fil du temps, il va transformer son récit, inventer une nouvelle forme de journalisme, en utilisant les techniques de la fiction, traitant les personnages réels avec la psychologie d'un romancier.

C'est cette période de sa vie qu'évoque Scandaleusement célèbre : comment ce dandy de Manhattan s'empare d'une affaire sordide et crapuleuse perpétrée chez des bouseux, comment il s'y investit jusqu'à la nausée, au risque d'y perdre son inspiration.

Fait rare : deux hommes ont eu ensemble, sans se concerter, la même idée d'évoquer Capote à travers cet épisode, réalisant chacun de leur côté deux films quasi identiques. Signé par Bennett Miller, le premier, Capote, sorti en France en 2006, a valu un Oscar à Philip Seymour Hoffman, l'acteur qui y jouait l'écrivain nain "à voix de chou de Bruxelles", selon la formule vacharde de cet autre intellectuel mondain qu'est Gore Vidal. Capote de B. Miller, était beaucoup plus « littéraire » il permettait un recul du spectateur, Scandaleusement Célèbre est « à fleur de peau », les émotions ressenties sont plus vives.

Toby Jones est parfait dans la peau du nabot excentrique, amateur de J & B, accoutré comme une poule, entouré d'une cour de grandes dames huppées, ses "cygnes", dont il est le confident et le Pygmalion, qu'il abreuve de potins avec son timbre bizarre, et enchante par son esprit, son panache, ses mensonges, ses sarcasmes mordants. Scandaleusement célèbre insiste sur la frivolité. A l'intelligentsia new-yorkaise, aux élégantes improvisant un twist dans leurs salons, répondent les bourgeoises de l'élite locale du Kansas. Après l'avoir vu comme un "petit coq castré", elles s'arrachent Capote dans les dîners, où il subjugue ses auditoires, bouche bée, en racontant ses rencontres avec Jennifer Jones, Ava Gardner, Marilyn Monroe, Humphrey Bogart, Marlon Brando.

McGrath insiste sur l'homosexualité de l'écrivain, le caractère comique de son irruption dans ce trou perdu, puis l'ambiguïté de sa relation avec l'un des assassins, Perry Smith. Il y a, entre l'écrivain et le tueur, une fascination réciproque, chacun considérant l'autre comme un alter ego fictif, tous deux se découvrant une blessure commune, mère alcoolique et suicidaire et déficit d'affection, Capote voyant Smith comme son ombre ténébreuse et Smith voyant en Capote l'artiste qu'il rêvait d'être. Scandaleusement célèbre est une histoire de détresse et de perte déclinée entre deux chansons. Un air de Cole Porter dans un night-club, un refrain de rodéo dans la cellule d'un pénitencier. La politesse d'un désespoir camouflé derrière le faux-semblant.

                                                            

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LA VIE DES AUTRES de Florian henckel Von Donnersmarck


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1984, à Berlin Est, Gerd Wiesler, officier de la stasi, se voit confier la surveillance de l’écrivain de théâtre Dreymann. Il ne se doute pas que c’est une mise en scène orchestré par le ministre de la culture dont le seul but est d’éloigner Dreymann de sa compagne l’actrice Chrsita Maria Sieland dont il est amoureux. Le supérieur de Wiesler qui met en place la surveillance espère en tirer parti pour faire évoluer sa carrière. Un seul objectif : trouver quelques choses pour pouvoir faire disparaître Dreymann.

Wiesler, célibataire, sans vie privée, complètement dévoué à la stati (la scène d’ouverture du film est très significative de son dévouement) est l’officier idéal pour cette surveillance. Mais il découvre au fil de ces surveillance visuelle et sonore le monde de l’art, de l’amour, de l’ouverture d’esprit. Dreymann apprend le suicide d’un ami réalisateur dont la carrière à été détruite par le régime qui l’a condamné au silence. Ce moment est une prise de conscience pour Wiesler, pour la première fois on le voit ressentir une émotion, redevenir humain. Dreymann, bouleversé par ce suicide, écrit un article sur la fréquence des suicides d’intellectuels en RDA, en effet la stasi compte tout, sait tout mais ne publie plus les chiffres des suicides depuis quelques années. Il va pouvoir grâce à la complicité d’amis le faire publier dans un grand journal de l’ouest, notamment en faisant entrer en RDA une machine à écrire afin de taper l’article sans pouvoir être identifié. Wiesler connaît la démarche de Dreymann et ses amis mais n’intervient pas, il le protège en écrivant de faux rapports.

Christa Maria, menacée de ne plus pouvoir exercée son métier d’actrice, cède aux avances du ministre et dénonce les agissements de son amant. C’est une scène très dure, elle a le choix entre se taire et détruire sa carrière ou parler, c’est un scène intense et effrayante sur la capacité de manipulation et persuasion de la stasi. Il s’en suit une perquisition au domicile de Dreymann. Mais Wiesler a déjà fait disparaitre toute preuve. Il est découvert et fini au fond d’un bureau à décoller des enveloppes jusqu'à la chute du mur.

Le film est tourné dans des tons de gris, l’appartement de Wiesler ressemble à un appartement sans vie. Tout est réglé, surveillé, observé géré par la stasi. Il y a notament une scène entre Wiesler et une prostitué qu’il fait venir à son domicile très éloquente sur l’intrusion du régime dans la vie privée des gens. C’est un film dur mais il me semble important de le voir. Il ne faut pas oublier ce que des hommes ont fait subir à d’autres hommes. Il ne faut pas oublier que certains pays vivent encore sous ce genre de régime.

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