Mes petites idées

RITUEL DE TABLE AU MOYEN AGE

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En dehors des grandes réceptions et suivant son rang, sa fortune et les saisons, on déjeune ou l’on dine dans la chambre, l’antichambre, le jardin et certains jours dans la cuisine au milieu des domestiques et des animaux. Les sols sont en terre battue que l’on recouvre de paille, de joncs ou de foin en été, ils sont carrelés uniquement dans les pièces d’apparat. Lors de certaines fêtes cette jonchées est complétée d’herbes odoriférantes et de fleurs.

A cette époque, les rituels de la table sont déjà très codifiés. Au son du cor, les invités sont enjoints de se laver les mains. Des domestiques « donnent l’eau » aux invités dans le respect du rang de chacun avant de passer à table. Ils leurs présentent des bassins remplis d’eau parfumées dans lesquelles ont fait bouillir des feuilles de sauge, marjolaine, romarin ou laurier, des fleurs de camomilles, des pelures d’oranges ou des pétales de roses. Ils reviendront en fin de repas et proposeront aux convives de se laver à nouveau les mains et la bouche.

Le haut bout (ou chef de la table), le dos à tourné à la cheminée, est réservé aux personnes que l’hôte tient à honorer. Vient ensuite le bas bout réservé aux invités en fonction de leur âge, de leurs titres, de leurs charges, de leurs dignités et de leur sexe. Les invités se placent d’un même coté de la table, afin de faciliter le service et de pouvoir assister aux spectacles donnés par les jongleurs et troubadours. Seul le seigneur et ses invités de marque disposent d’un faudesteuil (ou d’une chayère). Les autres sont assis sur des coffres ou des bancs (de la dérivera le mot banquet).

L’usage des doigts

Un tailloir et son tranchoir servent à deux convives, tout comme l’écuelle utiliser pour avaler les préparations liquides. La fourchette n’est pas encore présente sur la table. Certains invités amènent leur couteau, il sert à attraper les aliments dans les plats, à découper les morceaux et à les porter à la bouche. La cuillère est utilisée en cuisine, elle apparaitra à table au XIVème siècle. Chacun puise avec ses doigts dans le plat. Les usages veulent qu’avec élégance, l’on prenne les aliments avec les trois premiers doigts de la main droite et qu’ensuite on les suce puis on les essuie sur la longière.

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PERLES DU NET # 4

Un véritable moment de poésie....

Verdi - Traviata - Choeur Bohémiens
Vidéo envoyée par Quarouble

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SCANDALEUSEMENT CELEBRE

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Scandaleusement célèbre de Douglas McGrath. Film américain avec Toby Jones, Sandra Bullock, Daniel Craig, Sigourney Weaver, Jeff Daniels, Peter Bogdanovich.

Truman Capote, mort en 1984, était un écrivain sudiste qui, dès la parution de son premier roman, en 1948 Les Domaines hantés, imposa son visage. Considéré tantôt comme un prodigieux styliste, tantôt comme l'une des langues de vipère les plus acérées de la jet-set, il allait devenir l'une des grandes figures de la scène littéraire et mondaine, et signer, entre autres, le célèbre Petit déjeuner chez Tiffany (1958).

La grande affaire de sa vie est De sang-froid (1966), un livre inspiré par un fait divers. En 1959, apprenant qu'une famille de fermiers du Kansas avait été trouvée assassinée dans leur ferme, Capote commence un reportage sur place pour le New Yorker, afin de raconter la réaction d'une petite ville de province devant un crime odieux. Il va devoir amadouer ces gens peu enclin à se confier à cet excentrique trop éloigné d’eux à tel point qu’ils lui parlent en le prenant pour une dame ne sachant pas vraiment qu’un homme puisse être efféminé et homosexuel tout en étant un homme. Au fil du temps, il va transformer son récit, inventer une nouvelle forme de journalisme, en utilisant les techniques de la fiction, traitant les personnages réels avec la psychologie d'un romancier.

C'est cette période de sa vie qu'évoque Scandaleusement célèbre : comment ce dandy de Manhattan s'empare d'une affaire sordide et crapuleuse perpétrée chez des bouseux, comment il s'y investit jusqu'à la nausée, au risque d'y perdre son inspiration.

Fait rare : deux hommes ont eu ensemble, sans se concerter, la même idée d'évoquer Capote à travers cet épisode, réalisant chacun de leur côté deux films quasi identiques. Signé par Bennett Miller, le premier, Capote, sorti en France en 2006, a valu un Oscar à Philip Seymour Hoffman, l'acteur qui y jouait l'écrivain nain "à voix de chou de Bruxelles", selon la formule vacharde de cet autre intellectuel mondain qu'est Gore Vidal. Capote de B. Miller, était beaucoup plus « littéraire » il permettait un recul du spectateur, Scandaleusement Célèbre est « à fleur de peau », les émotions ressenties sont plus vives.

Toby Jones est parfait dans la peau du nabot excentrique, amateur de J & B, accoutré comme une poule, entouré d'une cour de grandes dames huppées, ses "cygnes", dont il est le confident et le Pygmalion, qu'il abreuve de potins avec son timbre bizarre, et enchante par son esprit, son panache, ses mensonges, ses sarcasmes mordants. Scandaleusement célèbre insiste sur la frivolité. A l'intelligentsia new-yorkaise, aux élégantes improvisant un twist dans leurs salons, répondent les bourgeoises de l'élite locale du Kansas. Après l'avoir vu comme un "petit coq castré", elles s'arrachent Capote dans les dîners, où il subjugue ses auditoires, bouche bée, en racontant ses rencontres avec Jennifer Jones, Ava Gardner, Marilyn Monroe, Humphrey Bogart, Marlon Brando.

McGrath insiste sur l'homosexualité de l'écrivain, le caractère comique de son irruption dans ce trou perdu, puis l'ambiguïté de sa relation avec l'un des assassins, Perry Smith. Il y a, entre l'écrivain et le tueur, une fascination réciproque, chacun considérant l'autre comme un alter ego fictif, tous deux se découvrant une blessure commune, mère alcoolique et suicidaire et déficit d'affection, Capote voyant Smith comme son ombre ténébreuse et Smith voyant en Capote l'artiste qu'il rêvait d'être. Scandaleusement célèbre est une histoire de détresse et de perte déclinée entre deux chansons. Un air de Cole Porter dans un night-club, un refrain de rodéo dans la cellule d'un pénitencier. La politesse d'un désespoir camouflé derrière le faux-semblant.

                                                            

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MEURTRE A CANTON de ROBERT VAN GULIK

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Meurtre à Canton nous entraîne dans la derniere enquête du juge Ti, fonctionnaire de la dynastie T'ang. l'egnigme se déroule en 677, le juge Ti est alors président de la Cour Métropolitaine de Justice. Il est en déplacement à Canton avec TSIAO Taï, colonel de la Garde Iméprial et lieutenant du juge Ti et TAO Gan, premier secrétaire de la cour Métropolitaine de Justice et lieutenant du juge Ti pour un motif gardé secret. Entre complot, meurtre, manipulation et rencontre, le juge Ti et ses lieutenants devront découvrir les mystères de la cité arabe de Canton. Vous découvrirez en le lisant maints aspects de la vie sociale en Chine ancienne.

L'auteur, Robert van Gulik (1910 - 1967) a étudié le droit et la politique, il entre ensuite aux Affaires étrangères. Il s'initie à la poésie et à la calligraphie chinoises, au tibétain et au sanscrit, à la philosophie boudhiste. C'est en 1948 au japon qu'il traduit un roman policier chinois, le Dee Gong An ou Affaires résolues par le juge Ti. En s'inspirant de vieux récit chinois, il écrit alors dix-septs récits policiers fictifs.

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LA CUISINE AU MOYEN AGE

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Au Moyen Age seul les palais et les demeures princières possèdent un lieu dédié à l’élaboration des repas. Dans les maisons modestes le maigre repas se confectionne dans un coin de l’unique pièce, près de la cheminée. Tout ce cuit à la flamme du foyer. Dans l’âtre le chaudron pend à une crémaillère. A coté, posées dans les cendres chaudes, des pots maintiennent en permanence au chaud de l’eau ou des restes. La cuisinière sort quelques braises du foyer qu’elle dépose sous un trépied. Là, dans une marmite ou un poêlon en terre elle pourra préparer des plats plus élaborés.

Les familles plus aisés possèdent un chauffoir, ancêtre du réchaud qui permet de cuisiner ou réchauffer des plats. Reprenant le dispositif primitif du foyer central dont la fumée s’échappe par une ouverture aménagée dans la toiture, les premières grandes cuisines médiévales s’organisent autour d’un conduit pratiqué dans la voûte et destiné à l’évacuation de la chaleur et la buée.

L’abbaye de Marmoutier près de Tours, construite vers 860, les abbayes de Vendôme, de Fontevrault (XIIème s), le palais des ducs de Bourgognes à Dijon (XVème s) possèdent tous de très grandes cuisines de plan circulaire octogonal ou carré, articulées autour de tuyau central. Ces cuisines jouxtent habituellement le réfectoire des moines ou la demeure des seigneurs. Lorsqu’elles sont trop éloignées on construit un passage couvert pour les relier au corps de logis.

La Renaissance dissimulera les cuisines dans les caves.

« Dans les habitations du Moyen Age, les cheminées étaient larges et hautes ; généralement un homme pouvait y entrer debout sans se baisser, et dix ou douze personnes se plaçaient facilement autour de l’âtre. Il fallait à l’intérieur de ces cheminées, de forts chenets en fer, désigné sous le nom de landiers, pour soutenir les bûches énormes que l’on jetait dans le foyer et les empêcher de rouler dans l’appartement. »

Eugène Villet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIème au XVIème siècle (1854 – 1868)

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LE SUCRE


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Je suis passionnée par la gastronomie et notamment son histoire. La découverte des aliments, leurs évolutions. L'histoire du "repas", les banquets créés par Antonin Carême et leurs rôles de démonstrations de pouvoir et richesse à la cours des plus grands souverains, le repas de représentation à la cours des rois de France, la place de ce moment "particulier" au sein de notre société actuelle... Les aliments, les plats, ont une histoire. Les arts de la table respectent des codes et des règles également empruntent d’histoires et de traditions.

Aujourd'hui je vais m'attacher à une matière première de la patisserie et de la confiserie, le sucre.

A l'origine, l'histoire de cette saveur se confond avec celle de certaines plantes et fruits. Il fallut des millénaires pour l'apprivoiser et la maitriser.

Le miel

Il fut connu dès l'antiquité en Asie mineure et autour du bassin Méditerranéen. Il s'imposa en Europe longtemps avant le sucre de canne. C'est grâce au miel que la saveur sucré se developpa et s'emplifia. Au Moyen-Age, les moines developpent l'apiculture et mettent ainsi à la disposition des patissiers un produit abondant, peu onéreux et non périssable. Un des succès patissier est le pain d'épices.

Le miel de roseau

Il est utilisé dans l'antiquité et est issue d'une plante pousant à l'état sauvage. Cette plante est assimilée par certain botaniste à l'ancêtre de la canne à sucre: le saccharum robustum, originaire de Nouvelle Guinée. Ce premier sucre de canne était connu dans tout le Golfe du Bengale à tel point que le Bengale fut appelé Faura qui siginfie "pays du sucre" et qu'une ville fut nommé Fut ce qui veut dire "sucre".

La mythologie indienne attribuait une origine divine à cette plante et le miel constituait une offrande aux dieux. L'origine ethymologique du mot sucre vient de son appelation en sanscrit : sarakara qui devient sukkar en arabe, seker en turc, saccharum en latin puis zucchero en italien, sucker en allemand, sugar en anglais.

On trouve mention de l'utilisation du miel deroseau par les Hébreux dans l'Ancien Testament. En 1er après JC, Pline l'Ancien décrit le produit dans son Historia Naturalis comme une matière cassante utilisée en médecine.

Le sucre de canne

Malgrès les échanges commerciaux, ce sont les Croisés qui firent connaiter le sucre de canne en France, il était jusqu'alors reservé aux apothicaires. L'orient étant le fournisseur de l'occident, Venise grâce à sa position de contrôle des échanges maritimes s'enrichit particulierement. L'apogée commerciale pour Venise se situe au XIVème et XVème siècle. Ensuite Vasco de Gama ouvrit la "route des Indes" qui permit aux navigateurs portugais de supplanter les vénitiens. Christophe Colomb révolutionne le marché de la canne à sucre en l'introduisant à Hispaniola, il ouvrait ainsi la culture sur le Nouveau monde.

Le sucre de betterave

Aux cours des siècles précedents le sucre de canne s'etait imposé en patisserie et avait supplanté le miel. Au début du XIXème siècle, le blocus continental imposé par Napoléon bloque l'approvisionnement en sucre de canne des patissiers français. Il falut donc explorer de nouvelles pistes. La culture de betterave permit alors de remedier à cela. La maîtrise de la culture de la plante et son rafinage permirent en moins d'un siècle une importante production (la plus forte d'Europe). S'ouvrit alors uneere de prospérité pour les patissiers et confiseurs qui entraina une multitude de créations.

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CIEL ! LE SAC EST PLASTIQUES


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Du 17 mars au 15 avril 2007 La galerie Le garage expose des tableaux de Denis Rivière. l'artiste est né en 1945 à Honfleur, il vit et travaille à Paris et dans l'Aisne. L'esposition a pour thème le sac plastique.

Voisi la petite histoire du sac-poubelle par Denis Rivière.

Cet objet utilitaire par excellence est le reflet de notre société. Son rôle est de récupérer tout ce qu’on rejette. Tout est bon pour lui. Il dévore tout ce que ne voulez plus. Il enfourne dans son ventre noir les restes des agapes de la société industrielle. La mort ne lui fait pas peur. Au contraire, il vous propose de l’accueillir dans ses flancs. Parfois il est nécessaire de découper la Chose afin de la faire mieux pénétrer. Mais tout est bon pour le nourrir. Faites votre marché à Bagdad, vous trouverez de splendides sacs made in USA vastes et solides, ultime transport des boys. Continuez votre promenade en Bretagne, vous en verrez de jolis qui ont les panses pleines de galettes parfumées au mazout. Certes ces mêmes sacs sont utilisés à la collecte des déchets urbains. Mais c’est aussi le complément indispensable pour le migrant que la folie des hommes déplace sans valise. Il y entassera à la hâte sa maigre vie, ses pauvres souvenirs et sa désespérance. Il sert également à effacer de notre champ visuel et de notre mémoire tout ce que nous ne voulons plus. Tout ce qui pèse sur notre conscience et sur notre éthique. Allez, on entasse tout ça et l’on repart pour de nouvelles aventures. Voyez comme maintenant tout est oublié. Ne reste plus sur le trottoir de notre civilisation industrielle qu’une forme molle mal définie. De splendides feux de lumière habillent sa robe qui se teinte selon son exposition d’un bleu profond avec des effets de moire violacés ou verdâtres. Quoi de plus séduisant pour notre oeil blasé de consommateur postmoderne que ce costume qui prend des airs de fête suivant la lumière. Bien sûr, il récupère tout ce qui doit disparaître du corps social comme l’Urinoir dont il est le prolongement qui élimine les déchets physiques et artistiques. Alors vous voyez bien que le sac est plastique !

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PERLE DU NET # 3

Le nuage des filles regroupent une multitude de liens vers des blogs créées par des filles, vous y découvrirez des billets d'humeur, des trucs rigolos, des créations déjantées, des idées déco, cadeaux, recettes, bricolage avec ses petites mains..., plein de blogs tout à fait différent... et tous féminin. 
Vous auriez pu tomber sur chaque blog par hasard en surfant de blog en blog mais vous n'auriez pas profité du nuage, de son graphisme et de cette idéee très sympathique. Pour venir agrandir le nuage il suffit de remplir un petit questionnaire. Ensuite plus votre blog est visité, plus le lien vers votre blog augmente.

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UN TEMPS OU LES CROYANCES ET LES SUPERSTITIONS ETAIENT MAITRESSES DES AMES

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Les croyances et les superstitions connaissent leurs apogées au Moyen-Age et vont imprégner les esprits jusqu’au XIXe siècle. A cette époque, la grande majorité de la population est rurale, la nature est toute-puissante, l’homme la subit, la respecte et la craint.

Pourquoi ce brouillard vient-il lui faire perdre ses repères ? Que signifie la rougeur du ciel ? Pourquoi la lumière de la Lune semble t-elle si inquiétante ? Tout cela excite sa sensibilité, l’inquiète, l’intrigue, le fascine et stimule son imagination. L’homme croit cette nature régie par des puissances magiques sur lesquelles quelques être hors du commun ont le don et le pouvoir d’influer. Il redoute ses colères et est impuissant face au vent qui hurle, à la pluie qui détruit ses cultures, les maladies qui déciment les troupeaux. Etant impuissant a expliquer et contrôler ces phénomènes, conscient de son extrême fragilité, apeuré et angoissé, l’homme se refugie dans un mode de pensée instinctif et irrationnel peuplé de fantastique et merveilleux. Il se livre donc a certain rite, apprend à lire signes et presages dans le but de contrôler sa destinée. Il se persuade que des objets ou des êtres portent chance.

Tout cela est favorisé par le cadre de vie. Les villageois vivent repliés sur eux-mêmes, l’instruction est peu développée et la vie est rythmée par le jour les travaux agricole et le soir la veillée avec ses histoires transmisent de génération en génération. A cette époque il y a un décalage avec les citadins qui eux ne vivent plus de la même façon. Depuis le XVIII siècle l’imagination en ce qui concerne esprit et croyance se meurt.

Extrait de « Voyage en Bretagne en 1840 et 1841 » écrit par Villermé et Benoiston de Châteauneuf envoyé en mission d’étude en Bretagne par le roi Louis-Philippe.

C’est qu’il est dans la nature de l’homme de rechercher plutôt les contes qui l’effraient que des vérités qui l’instruisent ; c’est qu’il aime la peur et son plaisir. Le Breton ignorant et simple est donc superstitieux, il croit aux fées, aux nains, dont la race noire et velue ne se plait que dans le mal, aux sorciers, aux revenants, au démon (…) C’est le vent, la poussière, la fumée du foyer dont la direction vers tel point du ciel annonce un événement favorable ou contraire. C’est le char de la mort (carriel an nankou) qui, dans son passage nocturne, fane et dessèche sous ses roues l’herbe fraiche des prairies ; ou bien c’est au contraire Notre Dame des Portes que l’on voit se promener la nuit dans les campagnes, vêtue d’une robe lumineuse, et dont l’apparition promet d’abondantes récoltes aux cultivateurs. C’est l’esprit caché dans l’épaisseur des bois, dans le fond des vallées, qui s’amuse à répéter les mots prononcés prés de lui ; ce sont deux cierges placés devant de jeunes mariés, dont le prêtre va bénir l’union, et qui indiquent par la flamme moins brillante de l’un des deux lequel des époux doit mourir le premier ; ce sont enfin des sources, des fontaines, dont les eaux bienfaisantes guérissent des maux que rien n’a pu guérir, et surtout de l’obsession du démon.

L’église est un grand adversaire des croyances et des superstitions qui sont des survivances païennes et détournent du vrai culte. Dès l’époque médiévale, conciles et synodes ordonnent au prêtre de s’opposer à ces pratiques déviantes. Un grand nombre de croyances ont été teintées de christianisme. Croix, oratoires, chapelles et autels ont été construit à l’endroit des sources, pierres et arbres sacrés. Les saints ont remplacés les idoles, les grands rites agraires sont devenus des fêtes religieuses. La lutte contre ces croyances s’intensifie au XIX siècle. Mais ces croyances sont-elles si contraires à la religion ? En insistant sur l’omniprésence du Diable et de ses suppôts l’église n’a telle pas, elle-même, contribué à leur maintien ? Croyance et religions partagent la même finalité : offrir un soutien face à la condition humaine et répondre à un besoin de la nature humaine : croire.

Extrait de « Génie du christianisme » de François René de Chateaubriand.

Quand le peuple croit entendre la voix des morts dans le vent, quand il parle des fantômes de la nuit, quand il va en pèlerinage pour le soulagement de ses maux, il est évident que ces opinions ne sont que des relations touchantes entre quelques scènes naturelles, quelques dogmes sacrés, et la misère de nos cœurs. Il faudrait nous plaindre si, voulant tout soumettre aux règles de la raison, nous condamnions avec rigueur ces croyances qui aident au peuple à surmonter les chagrins de la vie, et qui lui enseignent une morale que les meilleures lois lui apprendront jamais.

A la fin du XIX Siècle, les croyances et superstitions s’estompent. La science et les technologies évoluent, elles parviennent peu à peu à donner aux hommes des explications. Pourquoi s’en remettre aux saints ou à l’eau d’une fontaine pour guérir une maladie alors que la médecine évolue. Les modes de vie se sont transformés, les routes et les chemins de fer ont sortie les villages de leur isolement. On vit de moins en moins au contact de la nature. Quelques croyances survivent mais la plupart ont quitté la réalité pour entrer dans l’univers du folklore et appartenir à la mémoires des campagnes.

Pour aller plus loin : « la France des croyances et des superstitions » de Christophe Lefébure.

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PERLE DU NET # 2


Tête dans la lune, étoiles pleins les yeux… partez à la découverte de l’astronomie.

Savez vous que Vénus passe devant le Soleil en parfait alignement avec la Terre une fois tous les 200 ans, qu’il règne sur la lune une température comprise en 123° et 233° et que le paysage lunaire  à été façonnées par plus de 5000 impacts météoritiques… Et oui m’sieurs dames ça vous épates !!

Bon j’arrête de vous faire croire que j’ai la science infuse, tout ça je l’ai appris sur l’astroblog de WL. Vous y découvrirez de magnifiques photographies avec des articles clairs et très instructifs. Pour partir sur de bonne base lisez l’article « Rapide tour d’univers », qui est une excellente introduction.

Ce site à aussi le mérite de nous rappeler que nous sommes des « petits riens » et dans l’époque actuelle je pense qu’il est important de ne pas l’oublier.


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JE VIS CHEZ MON CHAT...


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Je suis un être humain (être humain : race se voulant supérieure ayant une fâcheuse tendance à vouloir tout contrôler et diriger, la nature, la technologie, la course du temps, sa vie voir même celle des autres…), je tente de contrôler ma petite vie, de vivre à mon rythme, d’être indépendante et pourtant… Il y a un élément perturbateur, une sorte de caillou dans l’engrenage et ce petit caillou (qui a dit boulet… ?) c’est mon chat.

Cette charmante bestiole, avec son air si innocent contrôle ma vie, je dirai même que petit à petit cette bête m’a façonnée, dressée à sa guise. Lorsque que je l’ai ramené dans sa petite boite de transport bleu je transportai un adorable petit chaton à poil long, j’imaginai une vie faite de câlins, de nuit avec le chat au bout du lit, d’un chat dormant à coté de la cheminée (comment ça la cheminée dans le deux pièces ça va pas être possible ?). Et bien la boule de poil adorable, à peine arrivée, elle décrète que le coffrage de mon lit devient SA maison, qu’il n’y a pas assez de croquettes et que le maitre ici ce sera elle. Et la il est vrai que j’ai lâchement manqué de fermeté…

L’adorable matou dort quand je bosse, et forcement quand moi je dors (ou lorsque j’essaie) elle joue, elle grimpe un peu partout, elle veut sortir, puis rentrer, puis re-sortir, puis re-rentrer et enfin réclamer des croquettes en miaulant sans fin… Mon appartement est devenu son appartement, mon lit son lit, mon canapé son canapé et le coffrage de mon lit est SON coin. Mon chat a un rythme bien à elle, elle gratte pour sortir ou rentrer environ 5 fois par nuit et la journée l’animal pionce et me regarde avec un air totalement outré si j’ose la réveiller.

Mais si ce n’était que ça… elle a en plus un gros soucis ! Ce chat souffre de la peur du manque, elle psychote sur sa gamelle, si elle n’est pas pleine à ras bord c’est l’enfer… Ce charmant animal a également décrété être en charge des plantes vertes, une vision assez particulière du jardinage qui consiste en un grattage frénétique de la terre. Je pense également que le fait de se coucher spécifiquement sur la pile de linge fraichement repassée c’est pour éviter qu’elle ne tombe…

J’ai la chance d’avoir un chat à poil long et les poils long ça fait plein de petit nœud que la charmante bestiole s’enlève sur mon lit, mon linge, mon canapé… avant de rentrer nickel dans SON coffrage !

Je rouspète, je me plains, je gémis mais je l’aime cette affreuse bestiole, je suis même limite accro, et j’assume : je vis chez mon chat. Le pire c’est que avec les nuits passée dehors à faire la belle dans le quartier (et les oublis de pilules…) je pense que la famille va s’agrandir et ça je sais pas si j’y survivrai…

Voici la bête ! (je sais, elle a l'air toute à fait innoffensive, adorable même... mais il faut se méfier de l'eau du chat qui dort...)



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LE DEVELOPPEMENT DURABLE...


Baleine au large de la péninsule de Valdès, Argentine (42°23' S - 64°29' O)


Le développement durable, ce terme je l’ai entendu partout, c’est devenu l’argument des politiques, il entraine débats, explications, polémiques… et pourtant cela me semblait abstrait, loin… jusqu'à aujourd’hui.

Je suis passée devant une salle d’exposition aujourd’hui en sortant du boulot et il m’a suffit de voir quelques photos, de lire quelques légendes pour que l’abstrait devienne concret, pour que ce qui me semblait une bataille politique devienne pour moi une vraie prise de conscience.Je ne suis pas très « société de consommation », je tente de faire des petits gestes du quotidien à mon niveau et c’est vrai que je faisais mon petit recyclage dans mon coin en ayant l’impression que rien ne bougeait.

L'opération "Le Développement Durable, pourquoi ?" a été lancé par le photographe Yann Arthus-Bertrand, le Ministère de l'Education Nationale de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable. L'exposition présente les enjeux environnementaux et sociaux du monde d'aujourd'hui. Les 22 affiches sont mises gratuitement à disposition des lieux d’enseignement.Ce sont des photos vues du ciel de Yann Arthus-Bertrand, son but est pédagogique. Les photos sont très belles et les légendes sont assez courtes, précises et incitent à faire ensuite de plus amples recherches de documentation. C’est un projet créé pour des scolaires mais les adultes ont aussi beaucoup à y apprendre.


Voici le lien vers le site : http://www.ledeveloppementdurable.fr


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LES TRAVERS DU DOCTEUR PORC de TRAN-NHUT

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En son Absence le mandarin Tân a confié son tribunal au docteur Porc. Personnage autoritaire et expéditif, il va être confronté à une macabre découverte qui entraine une série de mort suspect.

Entre autopsie, séance de chirurgie esthétique et « joute de savoir » avec un médecin hindou, le docteur porc mène l’enquête et les interrogatoires de manières assez peu orthodoxes.

On voyage entre des gargotes proposant des soupes sucrées ou salées et les étales des marchands ambulants, on rencontre des herboristes et l’on découvre les vertus médicinales, curatives, apaisantes ou aphrodisiaques des plantes puis nous filons chez des marchands de thé proposant des récoltes au gouts rares et subtils.

Le docteur Porc se réfère au fameux ouvrage Hsi yüan chi lu, Livre de la réparation des torts écrit en 1247 par Sung Tz’u un juriste versé en médecine. C’est un texte fondateur qui a été disséminé à travers toute l’Asie. Ce livre traite de la distinction entres blessures vraies et blessures fallacieuses (infligées par la main, le pied ou une arme), des apparences suspectes et des méthodes de réanimation. C’est un livre précis, d’approche très scientifique. Il détaille les différentes phases de la décompositions des corps, les effets des poisons et propose des techniques pour déjouer d’éventuelles mises en scènes destinées à tromper la justice. A titre de comparaison, l’Europe n’entre véritablement dans l’ère de la médecine légale qu’au XVIème siècle lorsque la dissection est rendue obligatoire dans l’enseignement de la médecine.

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PERLES DU NET # 1

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Je tiens absolument à vous parler de deux sites très sympa. Dans ce grand fourre-tout qu’est le net on trouve de tout, du pire, du meilleur, du rigolo, du bizarre, du qui fait peur, du j’en parle même pas… et on trouve aussi des perles, ce genre de site que l’on passe voir tout les matins, que l’on suit (vous savez ceux qui sont en favoris même sur votre poste au boulot…) J’en ai sélectionné deux pour aujourd’hui, vous trouverez les liens dans la rubrique "liens".


Bookmates, Passe-moi ton livre!

Ce site a été créé par Joëlle, il a pour vocation d’organiser des échanges de livres. Le principe est simple, vous envoyez un mail à Joëlle lui signalant que vous souhaitez donner tel livre, elle en fait un article sur Bookmates et ensuite premier inscrit premier servi ! Les personnes qui reçoivent le livre ont la possibilité si elles le souhaitent de le remettre dans le circuit une fois lu. C’est un concept vraiment bien. Le site est très bien fait, mis à jours très souvent et vous trouverez des liens vers plein de blogs génialissimes… allez je vous mets mes favoris mais vous allez voir, vous aussi vous allez devenir accro, …et allez expliquer à Mr Chef de service que le matin il faut lire les mails pro mais aussi faire un tour sur le blog de Joëlle, Caroline, Hélène, Paprika… et que si vous le faites pas après vous avez du retard dans les billets….

Bookmates
Recommandé par des Influenceurs

Voici le deuxième site :

Petits patrimoines

Ce site est dédié à la découverte, au patrimoine, à la balade. C’est un site pour chasseur de trésors. Les petits patrimoines ce sont tout ces petits sites : fontaines, lieux mythiques, cadrans solaires, jardins, sculptures,… un peu partout en France qui mérite vraiment d’être connus et reconnus ! On peut déposer des énigmes sur le site. On peut également chasser les énigmes en « réelle », on laisse la preuve de sa chasse qui est une photo du lieu sur laquelle apparaît notre pseudo, ou « virtuellement » c'est-à-dire en fournissant des infos trouvées sur internet ou autre sans se déplacer. Cela permet de découvrir des lieux diverses et variés d’une façon ludique. Je participe à ce site depuis deux ans et suis vraiment accro, cela permet de découvrir, d’apprendre, de faire découvrir dans un esprit très agréable.

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LA VIE DES AUTRES de Florian henckel Von Donnersmarck


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1984, à Berlin Est, Gerd Wiesler, officier de la stasi, se voit confier la surveillance de l’écrivain de théâtre Dreymann. Il ne se doute pas que c’est une mise en scène orchestré par le ministre de la culture dont le seul but est d’éloigner Dreymann de sa compagne l’actrice Chrsita Maria Sieland dont il est amoureux. Le supérieur de Wiesler qui met en place la surveillance espère en tirer parti pour faire évoluer sa carrière. Un seul objectif : trouver quelques choses pour pouvoir faire disparaître Dreymann.

Wiesler, célibataire, sans vie privée, complètement dévoué à la stati (la scène d’ouverture du film est très significative de son dévouement) est l’officier idéal pour cette surveillance. Mais il découvre au fil de ces surveillance visuelle et sonore le monde de l’art, de l’amour, de l’ouverture d’esprit. Dreymann apprend le suicide d’un ami réalisateur dont la carrière à été détruite par le régime qui l’a condamné au silence. Ce moment est une prise de conscience pour Wiesler, pour la première fois on le voit ressentir une émotion, redevenir humain. Dreymann, bouleversé par ce suicide, écrit un article sur la fréquence des suicides d’intellectuels en RDA, en effet la stasi compte tout, sait tout mais ne publie plus les chiffres des suicides depuis quelques années. Il va pouvoir grâce à la complicité d’amis le faire publier dans un grand journal de l’ouest, notamment en faisant entrer en RDA une machine à écrire afin de taper l’article sans pouvoir être identifié. Wiesler connaît la démarche de Dreymann et ses amis mais n’intervient pas, il le protège en écrivant de faux rapports.

Christa Maria, menacée de ne plus pouvoir exercée son métier d’actrice, cède aux avances du ministre et dénonce les agissements de son amant. C’est une scène très dure, elle a le choix entre se taire et détruire sa carrière ou parler, c’est un scène intense et effrayante sur la capacité de manipulation et persuasion de la stasi. Il s’en suit une perquisition au domicile de Dreymann. Mais Wiesler a déjà fait disparaitre toute preuve. Il est découvert et fini au fond d’un bureau à décoller des enveloppes jusqu'à la chute du mur.

Le film est tourné dans des tons de gris, l’appartement de Wiesler ressemble à un appartement sans vie. Tout est réglé, surveillé, observé géré par la stasi. Il y a notament une scène entre Wiesler et une prostitué qu’il fait venir à son domicile très éloquente sur l’intrusion du régime dans la vie privée des gens. C’est un film dur mais il me semble important de le voir. Il ne faut pas oublier ce que des hommes ont fait subir à d’autres hommes. Il ne faut pas oublier que certains pays vivent encore sous ce genre de régime.

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